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Père |
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| 03 04 05 Les âges
06 Chaque véda comprend deux parties. Une collection de “mantras” que nous nommons “Sanhita”. Des rituels et des illustrations que nous appelons “Brahmana”. À chaque Brahmana s'attache un “Upanishad”, que nous traduirons par mise en équivalence. Les Divinités 07 "Indra" air, "Surya" ciel et "Agni" terre. Les divinités ont sûrement marqué les premiers instants d'existence sur terre, car Agni inventa le feu par la friction de deux morceaux de bois. 08 Le plus populaire, le dieu du temps "température" qui change un désert en un jardin. Krishna, un jour, vole un arbre à Indra et l'emporte dans un merveilleux véhicule "oiseau", le Garuda. Mais Indra lance la foudre et récupère l'arbre. Indra serait le jumeau d'Agni. Peut-être que les divinités auraient utilisé des moyens de transport et des armes bien avant que l'homme pense de le faire. Viens Indra, Toi! Que nous invoquons souvent de nos hymnes puissants comme des coursiers. Ami Indra du ciel tu descends, ta course propice courbe ici. Mais Indra à travers nous tu penses et nos libations deviennent ton breuvage. Nous, mortels, ne sommes qu'une seule portion de tes soins. Nous savons comment invoquer tes liens enchaînés dans ton paradis. Dans une incessante ronde de joie, nous te sommes dévoués. 09 Notons que les poèmes furent tous composés en sanscrit et en prose évidemment. Les traductions ont altéré le charme mais le sens fut protégé. Essayer d'adapter une prose sanscrite à notre rythme de vie effleure l'utopie. Essayer de commenter cette même prose frôle l'aria. Toutefois, voyons ce que nous pourrons faire. Dans un temps, la poésie désigne l'élément auquel Indra, Surya et Agni se rattachent. Dans une autre conception, elle indique leur personnalité. Surya Méditons sur cette excellente forme de ce divin vivifiant pour en stimuler notre compréhension. 10 Voici un poème dédié à Surya: Dominant les hauteurs, on aperçoit les rayons de l'aube. Ce soleil, que les hommes perçoivent comme le savoir de dieu. Avant que nous ouvrions tous les yeux, les étoiles s'évaporent comme des voleurs avec la compagnie de la nuit. Nation après nation, quelques rayons révèlent leur présence, reluisant de brillantes formes. Toi! Soleil, à jamais, tu voyages marquant tout avec hâte au-delà de nos possibilités humaines. Toi! Qui créa la lumière et avec elle tu éclairas l'univers entier. Au-dessus de toutes vibrations, de toutes visions, de toutes races humaines et de toutes hospitalités des cieux; comme la lumière donnée qui scrute rapidement dans un monde tourbillonnant, pénétrant et élargissant ton espace céleste, mesurant nos jours et nos nuits, espionnant toutes les créatures. Surya, avec un canal de feu, voit la brillance de Dieu dans le jour. Avançant rapidement avec son chariot à sept juments qui s'accouplent d'elles-mêmes. Toi! Le resplendissant corps sphérique au-delà des tristesses, au-dessus de la lumière! Nous montons, Toi! Le Dieu des dieux. Agni 11
Voici un poème sur la naissance et la vie d'Agni. Grand Agni! Bien que ton essence s'unifie, tes formes sont triples, comme un éclair brille dans le ciel, comme un rayon de soleil doré. C'est dans le ciel que tu as eu ta première naissance; par l'art des sages habiles dans leur science sacrée. Jadis du ciel, tu es descendu vers les humains et tu demeuras citoyen de la terre. Jaillit de la paire mystique, dans les mains des prêtres, dans un mariage joyeux; mais oh! ciel et terre, je vous le dis: l'enfant illégal qui dévora ses parents. Mais Agni est un dieu qu'on ne devrait pas juger. Qui peut s'égarer et défier notre compréhension. Ses actes que notre raison ne peut transcender. Le seul juge de ce qu'un dieu doit faire. Et encore, ce dieu orphelin survit: même si son infortunée mère expira trop tôt et ne put nourrir son enfant comme il en aurait eu besoin. Grand Agni, enfant merveilleux, grandit et profita. Dieu de l'aura à la vue pétillante, aux cheveux enflammés, quand tu perces la tristesse à l'aube et que tu illumines le monde, le ciel et la terre, les dieux et les hommes fêtent. Dans chaque maison, tu es le bienvenu, possesseur de la maison du Seigneur. Comme un fils, un père, une mère, une soeur dans un tout, un ami parmi nous, par qui nos amis fidèles sont bénis. Le messager rapide que tu appelas du ciel, qui emplit nos coeurs de race divine pour goûter la nourriture, pour entendre nos hymnes et pour couronner nos aspirations les plus chères. Tu es l'embryon du ciel, le pont qui surplombe la fissure profonde et vaste séparant le ciel et la terre et sur lequel, enfin, doit passer le bon pour le paradis. Mais quand, grand dieu, dans ta rage, tu nous démontres ta force de destruction, dans une course furieuse, toutes les créatures s'enfuient. Tu équilibres tout ce que tu touches; les flammes nourries par le vent rugissent comme les vagues de l'océan en laissant une traînée de noirceur. Mais Toi! Grand dieu, tu n'as pas toujours porté cette terrible forme, aimant plutôt reluire sur nos foyers avec une flamme plus douce et chérir les maisons ou on accueille ton art avec soin. Oui, Toi! Charmant tous les hommes bénis, qui d'un labeur infatigable a demandé ta nourriture avec amour, comme un bûcher de bois séché. 12 Les puranas, plus récents, comprennent deux grands volumes: Le Ramayana et le Mahâbhârata. Quatre principaux thèmes y sont incorporés: la création et la destruction de l'univers, la généalogie des dieux et leurs règnes. Les puranas possèdent leur Trinité qui, vous le comprendrez, ne sera que les incarnations des trois premiers. Nous pouvons retracer les fondements encore aujourd'hui. Brahma, Vishnou et Çiva. 13 Nous racontons aussi une dispute avec un démon mais Brahma lui dit: Je suis la matrice de l'univers, sans commencement ni fin, la seule et unique existence de Dieu. Celui qui ne travaille pas avec moi n'obtiendra jamais la béatitude. Près du mont Mehru, sur mille deux cent quatre-vingts kilomètres de long, cent vingt-huit kilomètres de larges et soixante et cinq kilomètres de haut se situe la terre de Brahma, prés de l'Himalaya. Comme les autres divinités, Brahma possède plusieurs noms, en voici un qui se démarque des autres. Hiranyagarbha: Celui qui vient de
l'oeuf d'or. Vishnou 14
Le Matsya et le déluge Un matin des disciples apporte de l'eau à Manu. Dans l'eau, il y a un petit poisson qui lui demande de le sauver de la loi des poissons “le plus gros mangeant le plus petit”. En retour, il le protégera du déluge. Le petit poisson grandit et lorsqu'il se sent à l'abri de tout danger, il révèle à Manu la date du déluge et lui conseille de se construire une arche. Le petit poisson conduit alors l'arche sur le versant “nord” de la montagne d'où Manu pourra surveiller la descente des eaux. Ce thème est vraiment puisé de la culture indienne malgré sa ressemblance avec l'épisode dans l'ancien testament. Nous remarquerons que Manu transporte des grains et des animaux dans son vaisseau. 15 Les démons terrassent la planète. Vishnou, qui est alors un nain, va trouver les démons et leur demande une partie de terre. Les démons lui accordent la partie que couvrira son corps. Alors le Varana se met à grandir pour recouvrir la terre au complet. Vishnou, par ses incarnations, que nous appelons des avatars, marque la fin d'un Yuga “cycle” et le début d'un autre. Nous étudierons ces cycles bientôt.
16 Çiva : le destructeur
des démons. Puisque Brahma est le créateur et que Vishnou, le préservateur, Çiva se devait d'être le destructeur mais aussi le régénérateur. Plusieurs écrits ont été composés pour célébrer les prières du joyeux Çiva. Nous le reconnaissons pour avoir vécu dans l'ascétisme. Il est toujours représenté avec un troisième oeil au milieu du front. Un jour, Brahma, lui voila ce troisième oeil et depuis la terre est entrée dans une ère d'obscurité, dans laquelle nous sommes toujours. Nous reconnaissons mille huit noms à Çiva, donc une possibilité de mille huit incarnations.
L'ascète chevelu 1 Le Chevelu (porte) le feu, le Chevelu (porte) le philtre, le Chevelu (porte) le ciel et la terre. Le Chevelu est le soleil (permettant) de voir l'univers. Le Chevelu s'appelle lumière, celle que voici. 2 Ceinturés de vent, les ascètes sont vêtus de souillures brunes. Ils suivent la fougue du vent, dès que les dieux sont entrés en eux. 3 Affolés par la condition d'ascètes, nous avons pris (disent-ils) les vents pour monture. Vous autres mortels, vous apercevez nos seules enveloppes corporelles. 4 Il vole à travers l'espace aérien, regardant en bas toutes les formes. L'Ascète est pour chaque divinité un ami, prêt à agir heureusement. 5 Cheval du vent élément, ami du vent divinité, mû par les dieux, tel est l'Ascète. Il réside aux deux océans, celui du levant et celui du nordant. Lui qui va sur la trace des Gandharvas, des Apsaras et des animaux sauvages, le Chevelu, qui comprend leurs pensées, est leur ami délectable, très enivrant. |
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