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Commentaires

01
Tu es ni eau, ni terre, ni air et ni éther. Afin de te libérer, sache que tu es l’Atman qui voit ceux-ci et dont la nature est intelligente.

Si tu peux demeurer dans l'intelligence, ayant rompu ton association (mental) avec le corps, tu deviendras instantanément, jouissant de la paix et libre de liens.

La méditation apporte à l'être une intelligence, voire une façon de penser, une conception différente. Elle permet l'amélioration du cerveau humain dans le corps. Inquiétudes et tourments deviennent des sources de béatitudes absolues et de paix illimitée, quand le pouvoir de la connaissance fait son oeuvre en chacun de nous.

02
Unique témoin voyant toutes choses, tu es véritablement libre. Ce qui constitue ta servitude (liens), c'est que tu vois ce témoin comme étant un autre que toi-même.

Ceux qui s'imaginent qu'il sont liés sont vraiment liés; ceux qui s'imaginent être libre sont vraiment libre. Le dicton populaire disant: “Comme est la pensée, ainsi est l'action” est vrai.

Les individus noués à la servitude de leur cerveau se voient dégager par la volonté, l'action ou la méditation.

03
Tu existes en toi-même, sans tache, toujours plein et toujours placide. Tu es d'une intelligence insondable, calme et imperturbable. Dirige tes pensées vers la seule intelligence.

Par ce verset, nous pouvons entrevoir la réponse aux malaises en dirigeant nos pensées vers l'intelligence cosmique. L'intelligence se traduit alors par “méditation” qui permet à l'âme de quitter la forme illusoire du monde extérieur.

04
Ma nature la plus intime est lumière. Je ne suis rien d'autre que lumière. Quand le monde est illuminé, c'est moi qui l'illumine.

La tromperie qu'est le monde existe en moi à cause de l'ignorance.

L'amour, que l'on porte aux objets dont la nature est illusoire, provient de ce que l'on ne connaît pas.

Les valeurs dérivées de l'ignorance ne briment pas la lumière dont nous sommes tous les porteurs.

Le manque de volonté, l'intoxication, l'angoisse provoquée ou le stress, les troubles sociaux et les confusions d'ego s'imbibent à l'ignorance. Ils ne parviennent pas à la lumière cosmique qu'émet notre Créateur. L'avenir ne dévoile ses secrets qu'à celui qui recherche la réponse humaine.

05
Les humains, maître de leur esprit, sachant que tout est visible et, essentiellement non-existant, ne voyant rien à atteindre et ni rien à éviter.

Ceux qui se sont débarassés de toutes les souillures internes, qui sont libre de toutes notions de différence et qui se sont élevé au-dessus de toutes choses, n’éprouvant ni plaisir, ni peine.

La matière est à notre service, mais nous ne devons pas être au service de la matière. Dans le Mahâbhârata, nous retrouvons un verset qui explique bien cette façon de penser.

06
Sans attachement, sans orgueil, sans désir et sans espoir, affranchi de tous liens et séparé de toutes choses, je vis heureux regardant paraître tous les objets créés. Tout effort cause de la peine, mais nul ne sait. Heureux ceux qui acquièrent la paix pour avoir appris cette leçon.

Nous ressentons certains frissons à l'approche de l'amour de Dieu. Nous rencontrons aussi certaines peines qui se traduisent par une étreinte à la gorge.

07
Rares sont, dans le monde, ceux ne nourrissant point d’attachement pour les choses connues et ne poursuivant pas les choses inconnues.

Ceux n’éprouvant ni crainte à la pensée de la cessation de leur vie terrestre, ni aversion envers leur constitution et prenant les choses comme elles viennent, ceux-là sont heureux.

Partout en paix, leur coeur pur, libre de tout désir, ces affranchis brillent partout.

Puisque nous suivons plus facilement un chemin d'inconscience qu'une voie d'entrée dans le palais de Dieu, nous comprendrons plus aisément pourquoi est-ce que l'être humain se nourrit d'attachements. Quand tu n'éprouves ni crainte, ni aversion, tu brilles au-dessus de tous les autres.

08
Ceux dont l'esprit s'est fondu dans l'Atman, libérés de la connaissance qui classifie, libérés du rêve et des torpeurs, ceux-là atteignent un état qui est indescriptible.

La connaissance se comprend par ceux qui atteignent l'union avec les formes divines. Il est ardu et même inutile de l'expliquer pour ceux qui débutent, dans son étude. Par la suite, ceux qui maîtrisent l'expérience possèdent l'énergie suffisante pour la faire connaître aux autres.

09
Le succès par l'obtention de buts dans ce monde procure du plaisir. Mais sans renoncement universel, on ne devient pas heureux. Par la simple disparition de l'illusion brillent ceux possèdant une vue claire et ils sont libérés de toutes douleurs.

Tout cela (le monde) est simplement une production de l'esprit. L'Atman est continuellement libre et éternel.

Le bien et le mal ne touchent point le moi intime de ceux connaissant “Cela”. Bien qu'il puisse paraître couvert de fumée, le ciel n'est pas touché.

Qui est celui qui pourrait empêcher de se mouvoir à son gré, l'homme à l'esprit supérieur qui a compris que tout ce monde n'est rien d'autre que Dieu. Dans le monde comprenant quatre sortes d'êtres, de Brahma jusqu'au brin d'herbe, seuls ceux connaissant Dieu ont la force de rejeter ce qui leur est pénible.

L'âme absolue transperce tous les êtres. Par la force que procure sa nourriture, c'est-à-dire la méditation, l'être peut rejeter ce qui lui nuit ou ce qui l'accable.

10
Qui est cet homme fortuné chez qui la force de contempler le spectacle du monde, la passion de la vie, l'amour du plaisir et la soif de l'avoir se soit calmée?

Quels plaisirs humains apportent vraiment une paix profonde à l'être? Même la gloire et la fortune ne calment pas. Ils laissent l'âme vide de ses vibrations. Les plaisirs et les peines, la richesse et la pauvreté se confondent et se dispersent dans les actions de ceux qui réalisent leur perfection.

11
Ayant obtenu une connaissance profonde de l'essence et de l'esprit par la pratique de l'indifférence et de la sérénité, celui qui est maître excellent devient un sauveur du monde.

Nous devenons Maître, quand notre conscience s'ancre fermement dans les pratiques profondes de la méditation. Posséder le pouvoir, c'est être le serviteur de Dieu. La recherche de la vérité crée dans l'être un lien qui devient inséparable de sa nature. La maîtrise lui apporte la compréhension de cette vérité.

12
Sache que les amis, les terres, les maisons, la richesse et les épreuves sont pareils aux chose vues en rêve ou à celles qu'un prestidigitateur fait apparaître et ne durent que quelques jours.

Le monde meublé par une quantité d'objets fait partie de l'illusion ou du rêve.

13
Bonheur et douleur, naissance et mort sont causés par les actions passées. Connaissant cela comme étant certain et sachant que l'on n'y peut rien changer, libre de craintes, on n'est point contaminé, alors même que l'on agit.

Ce merveilleux monde matériel aux aspects divers n'est véritablement rien. Sachant cela, libre de désirs et de la connaissance qui distingue et sépare, on trouve le repos.

Dans l'Hindouisme nous rencontrons plusieurs passages mentionnant l'incarnation. Une seule vie ne permet pas d'arriver ou de comprendre ce qu'est l'essence; d'autant plus que plusieurs ne la cherchent pas. Naissance et mort ou mort et naissance reviennent jusqu'à la perfection.

14
Cette connaissance rend muets ceux qui sont éloquents, rend les sages fous et les hommes actifs, inactifs. En conséquence, ceux qui ont l'amour des objets des sens doivent l'éviter.

La connaissance change la direction des actions. Le sage ne devient pas directement idiot. Mais, leurs actions qui étaient dirigées selon leur action cérébrale maintenant s'édifient en fonction de leur réalisation ou de leur libération. La méditation fait disparaître l'illusion vue comme la réalité. Pendant sa vie active, l'être humain cherchera à améliorer sa vie terrestre en fonction du matériel, négligeant sa réalité cosmique. Le monde étant une réflexion de l'esprit, nous préférons que l'être qui tient à évoluer commence à le faire de l'intérieur. En nourrissant son intérieur, l'être entretient son évolution et son équilibre.

15
Les sots n’atteignent pas la paix ni en agissant, ni en s'abstenant d’agir. Les sages trouvent leur repos par la simple certitude de la vérité.

Le repos appartient aux sages, car les sots ne le cherchent pas. Ils cherchent plutôt à exciter leurs sens, emprise de la dualité. La mort et la renaissance, que l'Hindouisme appelle le samsâra, font partie de notre esprit. Elles permettent le changement de corps. Ceux qui deviennent efficaces par des pratiques de méditation se détachent graduellement du samsâra.

16
Seul les sots témoignent de la répugnance pour les choses du monde: maisons, épouses, enfants, corps, etc. Pour les sages qui ont perdu toute idée de “moi” existant dans le corps où est l'attachement et le non-attachement?

Voici la sage conclusion que nous attendons dans un bon livre sacré. Ceux qui ont fait l'équilibre dans leur esprit se détachent graduellement de la matière. Ils ne la traitent pas avec répugnance, mais ne l'idolâtrent pas non plus. Car ils connaissent leur véritable repos, soit celui de vivre avec leur moi intérieur en communication avec le Moi intérieur.