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| 01 Si tu peux demeurer dans l'intelligence, ayant rompu ton association (mental) avec le corps, tu deviendras instantanément, jouissant de la paix et libre de liens. La méditation apporte à l'être une
intelligence, voire une façon de penser, une conception différente.
Elle permet l'amélioration du cerveau humain dans le corps. Inquiétudes
et tourments deviennent des sources de béatitudes absolues et de paix
illimitée, quand le pouvoir de la connaissance fait son oeuvre en chacun
de nous. Les individus noués à la servitude de leur cerveau se voient dégager par la volonté, l'action ou la méditation. 03 Par ce verset, nous pouvons entrevoir la réponse aux malaises en dirigeant nos pensées vers l'intelligence cosmique. L'intelligence se traduit alors par “méditation” qui permet à l'âme de quitter la forme illusoire du monde extérieur. 04 La tromperie qu'est le monde existe en moi à cause de l'ignorance. L'amour, que l'on porte aux objets dont la nature est illusoire, provient de ce que l'on ne connaît pas. Les valeurs dérivées de l'ignorance ne briment pas la lumière dont nous sommes tous les porteurs. Le manque de volonté, l'intoxication, l'angoisse provoquée ou le stress, les troubles sociaux et les confusions d'ego s'imbibent à l'ignorance. Ils ne parviennent pas à la lumière cosmique qu'émet notre Créateur. L'avenir ne dévoile ses secrets qu'à celui qui recherche la réponse humaine. 05 Ceux qui se sont débarassés de toutes les souillures internes, qui sont libre de toutes notions de différence et qui se sont élevé au-dessus de toutes choses, n’éprouvant ni plaisir, ni peine. La matière est à notre service, mais nous ne devons pas être au service de la matière. Dans le Mahâbhârata, nous retrouvons un verset qui explique bien cette façon de penser. 06 Nous ressentons certains frissons à l'approche de l'amour de Dieu. Nous rencontrons aussi certaines peines qui se traduisent par une étreinte à la gorge. 07 Ceux n’éprouvant ni crainte à la pensée de la cessation de leur vie terrestre, ni aversion envers leur constitution et prenant les choses comme elles viennent, ceux-là sont heureux. Partout en paix, leur coeur pur, libre de tout désir, ces affranchis brillent partout. Puisque nous suivons plus facilement un chemin d'inconscience qu'une voie d'entrée dans le palais de Dieu, nous comprendrons plus aisément pourquoi est-ce que l'être humain se nourrit d'attachements. Quand tu n'éprouves ni crainte, ni aversion, tu brilles au-dessus de tous les autres. 08 La connaissance se comprend par ceux qui atteignent l'union avec les formes divines. Il est ardu et même inutile de l'expliquer pour ceux qui débutent, dans son étude. Par la suite, ceux qui maîtrisent l'expérience possèdent l'énergie suffisante pour la faire connaître aux autres. 09 Tout cela (le monde) est simplement une production de l'esprit. L'Atman est continuellement libre et éternel. Le bien et le mal ne touchent point le moi intime de ceux connaissant “Cela”. Bien qu'il puisse paraître couvert de fumée, le ciel n'est pas touché. Qui est celui qui pourrait empêcher de se mouvoir à son gré, l'homme à l'esprit supérieur qui a compris que tout ce monde n'est rien d'autre que Dieu. Dans le monde comprenant quatre sortes d'êtres, de Brahma jusqu'au brin d'herbe, seuls ceux connaissant Dieu ont la force de rejeter ce qui leur est pénible. L'âme absolue transperce tous les êtres. Par la force que procure sa nourriture, c'est-à-dire la méditation, l'être peut rejeter ce qui lui nuit ou ce qui l'accable. 10 Quels plaisirs humains apportent vraiment une paix profonde à l'être? Même la gloire et la fortune ne calment pas. Ils laissent l'âme vide de ses vibrations. Les plaisirs et les peines, la richesse et la pauvreté se confondent et se dispersent dans les actions de ceux qui réalisent leur perfection. 11 Nous devenons Maître, quand notre conscience s'ancre fermement dans les pratiques profondes de la méditation. Posséder le pouvoir, c'est être le serviteur de Dieu. La recherche de la vérité crée dans l'être un lien qui devient inséparable de sa nature. La maîtrise lui apporte la compréhension de cette vérité. 12 Le monde meublé par une quantité d'objets fait partie de l'illusion ou du rêve. 13 Ce merveilleux monde matériel aux aspects divers n'est véritablement rien. Sachant cela, libre de désirs et de la connaissance qui distingue et sépare, on trouve le repos. Dans l'Hindouisme nous rencontrons plusieurs passages mentionnant l'incarnation. Une seule vie ne permet pas d'arriver ou de comprendre ce qu'est l'essence; d'autant plus que plusieurs ne la cherchent pas. Naissance et mort ou mort et naissance reviennent jusqu'à la perfection. 14 La connaissance change la direction des actions. Le sage ne devient pas directement idiot. Mais, leurs actions qui étaient dirigées selon leur action cérébrale maintenant s'édifient en fonction de leur réalisation ou de leur libération. La méditation fait disparaître l'illusion vue comme la réalité. Pendant sa vie active, l'être humain cherchera à améliorer sa vie terrestre en fonction du matériel, négligeant sa réalité cosmique. Le monde étant une réflexion de l'esprit, nous préférons que l'être qui tient à évoluer commence à le faire de l'intérieur. En nourrissant son intérieur, l'être entretient son évolution et son équilibre. 15 Le repos appartient aux sages, car les sots ne le cherchent pas. Ils cherchent plutôt à exciter leurs sens, emprise de la dualité. La mort et la renaissance, que l'Hindouisme appelle le samsâra, font partie de notre esprit. Elles permettent le changement de corps. Ceux qui deviennent efficaces par des pratiques de méditation se détachent graduellement du samsâra. 16 Voici la sage conclusion que nous attendons dans un bon livre sacré. Ceux qui ont fait l'équilibre dans leur esprit se détachent graduellement de la matière. Ils ne la traitent pas avec répugnance, mais ne l'idolâtrent pas non plus. Car ils connaissent leur véritable repos, soit celui de vivre avec leur moi intérieur en communication avec le Moi intérieur. |